J’espère que ce début d’été comporte pour vous des promesses de bons moments, en extérieur, dans un fauteuil au frais pour lire, ou sur Internet ! Comme chaque mois, l’article de bilan est l’occasion de faire le point sur les avancées et les nouveautés ✨
- ■ Un peu de rangement sur le site
- ■ Retour sur les articles du mois
- ■ In-Existence
- ■ Remerciements et inframondes
- En conclusion… un journal du jardin
■ Un peu de rangement sur le site
Si vous vous promenez un peu sur le blog, vous constaterez que certaines pages ont été rafraîchie, mises à jour, et même ajoutées. J’espère que l’ensemble sera ainsi plus agréable à l’usage. Par ailleurs, si vous souhaitez me soutenir, qu’il s’agisse de tips ou coups de main, une page est désormais dédiée à la question !
Pour me soutenir
Si vous aimez mon travail, toute aide est la bienvenue : tips, relectures de fond, playtests…
■ Retour sur les articles du mois
Vous retrouverez ci-après les articles du mois (hors In-Existence), de quoi vous assurer que vous n’avez rien manqué !
Pour des espèces du désert
Le moloch hérissé utilise la capillarité pour s’hydrater. Cette particularité peut inspirer d’autres créatures reptiliennes peuplant des déserts.
Bilan de mai au début juin
Un bilan du mois de mai avec ses nouveautés, ses articles, ses travaux.
■ In-Existence
Enfin, j’ai fini le JOUR 4 du LIVRE 3 ! Comme à chaque fois je me dis « ça devrait aller » et je vois les restructurations et corrections à faire. Je vois le JOUR 5 et je tente un « non, mais vraiment, il est presque fini, lui ! ». Si j’ai raison, dans un mois le chantier de reprise de ce volume est réalisé.
Après ça, je songe à démarrer le LIVRE 5 (les numéros sont arbitraires). Avec sa restructuration, ses chapitres additionnels et ses arcs dramatiques internes, le LIVRE 3 devient un volume certes complémentaires aux autres, mais il peut se lire pour lui-même, à part. Voici à quoi ressemble sommairement l’architecture actuellement :
- LIVRE 1 est historiquement mon point de départ. L’action se poursuit directement en LIVRE 2, puis LIVRE 4. Chaque volume a des enjeux qui sont résolus à l’intérieur, de sorte qu’on est sur une série à chronologie dense.
- LIVRE 3 est né de mes travaux sur des protagonistes importants, mais largement hors champ. J’ai voulu creuser ce qu’ils font pour mieux comprendre leurs motivations, leurs moyens et les dynamiques autour d’eux. Cela m’a permis d’aller plus loin sur la création d’univers et l’intrigue globale. J’ai rédigé de manière à ce qu’on puisse lire ce volume seul, après les autres, entre les autres ou avant eux.
- LIVRE 5 est né d’un arc dramatique important qui sort du champ visible à la fin du LIVRE 1, mais y reviendra. Avec l’expérience du LIVRE 3, je réfléchis à avoir la même approche.
Une question de feuille de style
Une feuille de style est un outil qui permet de configurer facilement un document Word (ou logiciel équivalent), et de disposer ensuite d’autres facilités très appréciables dans la gestion du texte.
■ Remerciements et inframondes
Je profite de ce tour d’horizon du mois pour remercier du soutien, des encouragements et des discussions amicales dans les coulisses. Ce sont des moments qui aident à avancer et qui donnent envie d’écrire, de partager et d’échanger davantage.
On m’a fait remonter des commentaires sur mon travail sur le forum Black Book Éditions à propos d’Encyclopédie 2 (dans la gamme Dragons). Parmi les plus récents :
J’ai reçu mon colis mercredi (Dragons et Draconis), j’ai lu les premières pages de Encyclopédie 2, on a des personnages qui partagent leur théorie en anthropologie dans les textes d’ambiances. C’est fou ce que j’aime les textes d’Iris. (Derle)
On est bien d’accord, sa prose est un bijou (Xiro)
Merci à vous ! L’Inframonde était cher à mon cœur. Il fait parti d’environnements sur lesquels j’avais passé longtemps à imaginer des détails et des designs bien avant la naissance du monde d’Eana. Chaque « inframonde » est bien sûr spécifique, et le mot lui-même provient de l’étude des mythes. C’est un type de lieu, entre la réalité de la surface et un merveilleux crépusculaire, qui me plait beaucoup : sa puissance évocatrice, ses contrées liminaires, l’entre-deux et le glissement insensible d’une réalité à une autre…
J’aime particulièrement intégrer des éléments documentés dans les mondes imaginaires, car je trouve que ces détails « qui font vrais » sont un moyen de renforcer le sentiment d’une réalité impossible et pourtant presque crédible, ce qui pour ma sensibilité, favorise l’immersion. Cela me fait d’autant plus plaisir quand on désigne ces aspects comme étant de qualité.
Les « inframondes »
L’Inframonde (ou les inframondes que j’explore, car ils sont multiples) était avant tout une sensation esthétique. On peut en retracer des cheminements sur mes tableaux Pinterest. Vous trouverez ici trois exemples d’une histoire qui a déjà un quart de siècle d’accumulations. Je vous ajoute en légende des éléments sur leur histoire et leur création.
Le Sagreb, Artland et le Regenland sont des contrées de « FIM », un cadre qui s’étend à l’échelle d’une planète, avec des cadres placés à différentes périodes historiques, à quoi s’ajoutent encore le monde spirituel, qui peut être exploré en particulier en passant par la Colline Creuse.
Qu’est-ce que FIM ?
FIM désigne à la fois un univers en création continue depuis environ 1999 et un système. Il s’agit du cadre de mes créations personnelles, aussi bien univers que scénarios ou romans.
L’univers FIM
FIM (ou Fortuna Imperatrix Mundi) désigne l’ensemble de mes créations, recouvrant d’une part un univers, et d’autre part un système. Cette page vous donne les clefs pour vous familiariser avec lui.
Vers la Colline Creuse
Les voyages d’Ulysse aux confins du monde, les trois vieilles, les morts se repaissant de sang, le « fleuve Océan » et les fleuves infernaux ont profondément marqué mon imaginaire depuis que je sais lire. D’autres évocations s’y sont mêlés étroitement. La Colline Creuse s’y mêle désormais et crée un lien par lequel mon esprit voyage entre ces mondes : ses multiples tunnels emmêlés conduisent à ces réalités.
In-Existence est désormais un pont et une forme de synthèse de ces multiples cheminements. Avec son cadre dominé par une esthétique 1930-1950, mais comprenant beaucoup de spécificités qui l’éloignent de la réalité historique (de fait, c’est un autre monde), c’est un monde que j’ai du mal à qualifier : social-fiction ? low science-fiction ? industrial fantasy ? Je n’ai pas encore trouvé de « case », mais je ne renonce pas à parvenir à nommer mon propre travail !
Si vous souhaitez en savoir plus…
In-Existence
In-Existence est un cycle composé de trois séries autonomes. L’ensemble emprunte aux genres des histoires de gangsters, de l’urban fantasy et de la low science-fiction. Chaque série explore un aspect d’une même crise, complexe et multifactorielle.
En conclusion… un journal du jardin
Depuis le mois dernier, les limaces continuent de faire des sorties. Sitôt qu’il fait humide, entre 15-20°C. Elles sortent le soir pour agresser sauvagement des dahlias innocents, des oignons blessés et des chardons arrachés. C’est assez tentant de bâtir des terrasses de cultures, avec des murs de 80cm de haut pour leur faire barrage… au moins pour les semis fragiles… toutes ces petites choses prennent du temps.
Cette année, le nombre de juvéniles oiseaux qui prennent leur envol chez nous a beaucoup augmenté. Les buissons sont plus nombreux, il y a des zones avec de hautes herbes, d’autres d’herbes basses, et des arbres : de quoi contenter un maximum d’espèces ! Quand je suis arrivée ici en août 2019, c’était presque le désert, avec un terrain tondu pour former un tapis vert, tout était taillé au cordeau, et rien, absolument rien (pas même un pétale de rose) ne traînait. A présent nous avons eu la joie de voir au moins des jeunes de ces espèces : bergeronnettes ; chardonnerets élégants (deux nichées) ; pouillots véloces ; mésanges charbonnières ; rouge-gorge ; pinsons des arbres ; hirondelles (deux nichées).
Le citadin se demandera « comment on reconnait un juvénile au juste ? ». Dans certains cas, ce sont les couleurs du plumage qui informent immédiatement. C’est très visible chez le rouge-gorge et la mésange charbonnière, ainsi que la mésange bleue. En substance, les juvéniles ont des teintes plus ternes, offrant un meilleur camouflage. On les reconnait également à leur comportement.
- Les juvéniles se posent volontiers (parfois à découvert) pour regarder un long moment autour d’eux, avec l’air de dire « oh bon sang ! oh bon sang ! oh bon sang ! »
- Ils reviennent parfois au nid, ou se posent à côté en respirant le bec ouvert (comportement associé à une grande angoisse).
- Ils volent parfois avec leurs parents. On voit alors à l’occasion le jeune se poser et piailler bruyamment jusqu’à ce que son parent consente à lui même un truc à manger dans le bec. Car oui, le nourrissage, ça se poursuit un peu même quand on sait voler !
- Et il y a les sorties entre frères et sœurs ! On le repère facilement : des oiseaux d’une même espèce, qui sont deux à quatre, qui volent ensemble. Ils se posent en même temps, repartent presque simultanément, et font des acrobaties aériennes parfaitement inutiles (les adultes ne font pas ça !) mais visiblement très amusantes. C’est un peu la variante « cours de récréation » (ça court, ça joue), mais en oiseau. Avant d’arriver ici, je croyais naïvement que « sitôt que ça vole, c’est adulte ». Eh bien, pas du tout : il y a une sorte d’adolescence chez les oiseaux !
Des œufs de serpent (très probablement les couleuvres que nous croisons régulièrement) ont été trouvés dans un tas de sable. Évidemment, ça fait un peu bizarre de savoir qu’il y a des nids de serpent chez soi, mais… vu le nombre de mulots, ce n’est peut-être pas si mal… si en plus ils mangent les limaces, alors… bienvenus chez vous, cher mini reptiles !


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