Le bilan du mois est l’occasion de faire un point sur tous les articles publiés, mais aussi d’aborder des sujets transversaux, trop courts pour un « véritable » article. J’en profite donc pour présenter des outils, de petites découvertes, des liens…
Le sommaire, façon mini magazine, est là pour vous permettre de chercher directement ce qui vous intéresse ! ✨
Sommaire
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🔷 Et un bouclage de plus !
Après la victoire du bouclage du dépouillement du sondage sur les usages en JdR, j’ai enfin terminé un autre gros chantier de coulisses : deux suppléments de 400 000 signes chacun pour une gamme méd-fan française.
J’arrive généralement à tenir un rythme de 50 000 signes par semaine, mais des dossiers de ce genre présentent des défis.
- Un rendu avec un signage exact nécessite de « tomber juste », c’est à dire de ne pas avoir de déséquilibre de plans, de rééquilibrer les contenus tout en écrivant, de ne pas faire trop ni trop peu sur les différentes dimensions. Sitôt qu’on arrive dans le dernier tiers, il faut commencer à freiner, retailler, recouper des passages qui finalement n’auraient de sens qu’en développant beaucoup plus ou qui ne s’ajustent plus si bien avec le reste du texte.
- Écrire dans un autre univers que le sien, c’est aussi ne pas avoir toutes les données en tête, ne pas être sûre qu’il n’y a pas un passage déjà édité qui pourrait entrer en conflit avec ce que l’on propose. Par conséquent, je passe du temps à vérifier pour éviter tous types de soucis. Heureusement la fonction « control+F » permet de vérifier et s’associe à la lecture des chapitres censément liés. Il reste que, par rapport à l’écriture sur Dragons/Fateforge, cela réduit les pics de vitesse. Je passe de 25-30K/jour max à max 15-20K/jour.
- Viser la V1 publiable. Sur un texte commandé, l’état d’esprit derrière la rédaction n’est pas le même que sur un texte en « recherche fondamentale », comme In-Existence. Il y a toujours de la réflexion et de la création, mais elle est davantage sous pression. On n’a pas le loisir de tester plusieurs choses et garder la meilleure, cela amène à se demander davantage avant d’écrire « est-ce que ça fonctionne ? ». Procéder de la sorte, c’est comme randonner avec un sac plus lourd, tandis que sur In-Existence, j’ai un paquetage de base plus léger qui m’a permis d’explorer pour découvrir des aspects dont j’ignorais que je les cherchais. En somme, le texte de commande, même en y mettant tout son cœur (car je tiens à faire toujours au mieux de mes capacités) incline à prendre des sentiers familiers pour être sûre d’arriver à bon port.
- Aimer son texte. Je ne fais rien de bon si je ne trouve pas un angle qui me donne le sentiment que le texte remplit sa mission : il est dense, évocateur, avec des enjeux de bas et hauts niveaux, une esthétique spécifique, des surprises, des éléments concrets pour se projeter dans le jeu, un renouvellement par rapport à mes écrits précédents et par rapport aux options de jeu déjà existantes.
- Fatigue. Même avec de l’expérience, soupeser chaque décision d’écriture et la juger au moment de la rédiger, c’est un gros effort de concentration. Créer du neuf, penser aux enjeux ludiques, ce n’est pas anodin non plus. Le tout sur plusieurs semaines d’affilées, on arrive inévitablement à un haut niveau de fatigue. Et là, l’enjeu est de « gérer la fatigue », c’est à dire de parvenir à rester lucide sur son travail, faire une pause quand c’est nécessaire, pour ne pas pas compromettre la qualité, réécrire un élément bancal.
🔍 Méditations passées sur la notion de « bouclage »
🔷 Les articles de fond
Ce mois de mars aura vu la fin d’un bouclage et des analyses du sondage. C’étaient deux gros morceaux et je suis contente d’en avoir vu le bout. J’ai même réussi à glisser deux articles de fond qui témoignent du temps que j’ai consacré en documentation.
- Les ombres de l’invisible : on peut voir l’ombre d’une perturbation invisible (comme l’onde de choc d’un coup de fouet). Il y a matière à des variantes pour les créatures invisibles dans les genres de l’imaginaire!
- Les cellules miroirs : des ingrédients issus de la chimie pour de la science-fiction pessimiste ou compliquée.
🔷In-Existence (et l’édition)
In-Existence est un grand projet d’écriture qui m’occupe beaucoup. En parallèle de l’écriture, je mène des recherches sur le monde de l’écriture, depuis les communautés d’auteurs jusqu’à la distribution.
🔍 Pour en savoir plus sur sur ce projet et les livres qui le composent
🔍 Veille documentaire
● Save The Cat !
Si vous vous intéressez aux théories de l’écriture, vous avez pu entendre parler du schéma « save the cat! ». Le titre vient d’un détail des recommandations sur « comment rendre appréciable un personnage principal par ailleurs détestable au début », à savoir en mettant en scène un moment où il est généreux sans rien attendre (par exemple en sauvant un chat).
Ce type de plan d’ouvrage est intensivement utilisé dans les films, mais apparait beaucoup dans les romans également. La vidéo ci-après en fournit un résumé clair et didactique. Même si vous n’écrivez pas, vous apprécierez peut-être de reconnaitre des schémas que vous deviniez, intuitivement.
● Conscience et identité
In-Existence aborde notamment des questions relatives à l’identité, la conscience, la lucidité et la mémoire au travers du personnage de la Voyageuse. Quand elle entre dans l’histoire, elle n’a plus de passé, parce qu’il est littéralement effacé, tout comme ses souvenirs (du moins ceux d’avant son entrée aux enfers). Son apparence également a changé, gommée pour se limiter à un concept de soi.
Le brahmanisme et le bouddhisme ont abordé la question du « soi » et de l’identité, sur cette vie et sur plusieurs (les deux ont en commun de postuler la réincarnation). J’étais donc intéressée de voir comment ils abordaient le problème. Pour l’heure j’ai suivi 7 cours sur les 8, avec prise de notes (sinon je ne retiens pas autant que je le voudrais dans la durée).
J’ai été étonnée de découvrir que les débats d’il y a environ 1500 à 2000 ans s’intéressaient à des aspects qui sont très proches des questionnements que j’ai pu découvrir dans des articles traitant de neuroscience (donc tout à fait récents). La métacognition (penser à sa manière de penser) est étudiée dans les sciences de l’éducation. Mettre en relation les questions de l’Inde ancienne avec celles de la recherche actuelle me parait une piste intéressante. J’ai l’impression qu’il y a matière à des développements poétiques et stimulants en science-fiction.
📖 Journal d’écriture
Je poursuis mon travail visant à parvenir à des versions finales-finales (donc aptes à subir le feu des soumissions) → même phrase qu’au mois passé, toujours vraie.
Le bilan chiffré est à trouver dans l’article en lien, plus bas. Je note que depuis janvier, je tourne à 13-15 chapitres par mois (entre des refontes parfois lourde et de l’écriture pure). Cela m’amènerait à finir le JOUR 3 (et démarrer ENFIN le JOUR 4) courant mai.
- L’emprise de l’ogre : pas d’avancée significative. J’ai réfléchi à ce qui me bloquait. Un « truc » me gêne dans mon vol de cadavres et le volume de signage de l’entreprise. J’ai besoin de ces éléments pour la suite, c’est certain. Par contre, ils sont inaboutis au sens où leur rôle dans le développement du personnage de Lilyan est juste esquissé et deviné.
- La toile de la malédiction : je suis au JOUR 3! 🎉🎊✨🎇🧨🎈 Et même sur le coup de 15h ! Il me reste encore au moins trois chapitres casse-tête, mais je me pique d’une poussée de confiance.
🌱Journal de jardin
The Heist : version mulot
Les gangs de mulots ont trouvé une entrée vers la maison. Les traces de leurs méfaits étaient claires : des tiroirs ravagés (ils déchiquètent des tissus doux pour faire leur nid), des mottes de beurre croquées. Pas de doute sur les coupables !
Depuis un bon mois, nous cherchons la faille ! Nous sécurisons les meubles ! Et nous testons les appâts du piège à capture. Note pour la postérité :
- il y a des mulots mangeurs de chocolat ! Et d’autres qui n’y touchent pas.
- idem le beurre
- idem le fromage
- idem la pomme
- en revanche, les graines de tournesol ont un vif succès.
Problème : c’est compliqué dans le piège, car le détecteur est une pointe à laquelle on doit piquer l’appât. Or, piquer des graines de tournesol, ce n’est pas évident du tout. Donc j’avais tenté de mettre un grand morceau de fromage au-dessus des graines en misant sur « le mulot va bien se cogner dans le fromage, et hop! ». Parfois oui. Mais souvent non. Alors j’ai ajouté des obstacles pour forcer le passage pile sur le morceau de fromage pendant ! Des bouchons en liège, des brindilles. Succès dans une bonne quantité de cas, mais aussi des échecs répétés avec certains mulots, cambrioleurs de talent !
Actuellement ? J’ai encore au moins un mangeur de graine furtif. Le genre à ramener les graines dans mes chaussons. Ou sous une pile de pulls de laine posée le soir pour mettre au lavage le lendemain ! Il cherche des antres partout !
Cela fait trois nuit que personne ne mange de chocolat. J’ai donc visiblement calculé tous les amateurs de junk food version mulot.
La réincarnation de Pinson Fou ?
Certains se rappellent peut-être de Pinson Fou, le pinson des arbres qui attaquaient obstinément ma fenêtre, au moins deux ans de suite.
Je pense détenir une preuve scientifique de la réincarnation chez les passereaux (je n’ose l’étendre à d’autres espèces, ce ne serait pas rigoureux !). J’ai en effet là, sous les yeux, une mésange charbonnière qui a attaqué le même ménage, et s’en prend inlassablement à ma fenêtre. Tac-tac-tac !
Ail des ours et cresson de fontaine
Nous sommes désormais à l’apogée de la saison de l’ail des ours et du cresson de fontaine (page Wikipédia) ! Floraison proche et dans la foulée, ce sera fini. Quelques usages très faciles :
- Haché et saupoudré sur un bouillon clair très parfumé
- Avec oignon, sel, crème épaisse et lait dans une sauce pour les pâtes
Il me reste à me motiver pour préparer une conserve d’ail des ours lactofermentée pour en avoir le reste de l’année. Recette basique : eau salée + feuilles d’ail des ours ; s’assurer que les feuilles restent bien immergées pendant la transformation. Et c’est tout. Peut être utilisé pour une saveur alliacée légèrement aigre, dans des bouillons ou des omelettes.
Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ! ✨


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