L’emprise de l’ogre est une histoire autonome de l’ensemble In-Existence.
GENRE : thriller fantastique sur fond de cold case et d’enjeux de pouvoir
PITCH : Lilyan Meirse sert la lignée Lastôr depuis toujours, mais se met à douter quand une vieille affaire criminelle revient le hanter, tandis que son employeur développe une fascination inquiétante pour l’occultisme.
📚 Résumé
Ville de Demigo, le 11 prairial 116, on attend le verdict du procès pour meurtre des frères Spinelli. Les gangsters ont grandi dans le quartier des Abattoirs, Rive Gauche du fleuve ; ils sont jugés Rive Droite à l’ombre des gratte-ciels du quartier des Muses. En apparence, rien ne relie le président de la société LastôrEnt à cette sordide histoire. La réalité est plus complexe. Homme de lumière autant que de ténèbres, Maxim Arakel Lastôr est guidé par une soif d’absolu.
Lilyan Meirse sert les Lastôr depuis son adolescence. Il croyait bien naviguer dans les coulisses du pouvoir, mais de vieilles affaires criminelles reviennent à la surface, tandis que son employeur développe une fascination inquiétante pour le surnaturel. Le danger se rapproche, comment concilier loyauté et intégrité ?
🌆 Mots-clefs
- Une relecture des genres du cold case et du slasher
- Thriller fantastique
- Thriller psychologique
- Héritage
- Les ombres d’anciens crimes
- Quête mystique
- Démesure et raison
- Loyauté et intégrité
- Justice
📖 Incipit
L’incipit désigne le début d’un livre. Vous trouverez ici une partie du premier chapitre (version du 8 juin 2026).
📖 Pour lire…
Le projet secret Alekto s’achevait ; CartoLas prendrait bientôt de l’ampleur. Depuis les coulisses du quarantième étage, Lilyan Meirse parait et réparait. Une pièce remplie d’écrans de surveillance jouxtait le standard des urgences, lui-même proche des archives et de la salle de réunion de crise. LastôrEnt était l’une des entreprises les plus en vue de tout le Regenland, et la plus célèbre de la ville de Demigo. Une armée au service de la vision de son président.
Maxim Arakel Lastôr avait hérité d’une dynastie prospère. Âgé d’à peine plus de trente ans, il fascinait. On glosait sur les tragédies de son passé, on admirait son intelligence, on scrutait ses décisions dans tous les domaines. Développait-il ses affaires en ZoNorÉc ? Se retirait-il des hauts fourneaux d’AciédDem ? Quels artistes soutenait-il ?
Lilyan anticipait d’autres questions avec inquiétude : « Sommes-nous dirigés par des occultistes ? », « Où nous entraine l’homme providentiel ? ». CartoLas le préoccupait, en particulier à cause de l’entrevue de ce soir, à propos de ce tableau… Il chassa ces ruminations. Il était en pause et il avait promis à sa mère de vraiment se ménager après son accident, l’été dernier. Une bête fracture, mais aussi un signe d’épuisement. Il grignota une poignée de fruits secs. La salle de repos n’était qu’une pièce aveugle sans apprêt ni attrait, collée aux archives. Divers journaux et magazines s’étalaient sur la guérite, avec un unique point commun : ils évoquaient l’empire Lastôr.
« Tu veux une revue de presse synthétique ? » s’amusa Lindsay Blum, le responsable des archives. La soixantaine, costume bleu acier bien coupé, et son seul compagnon pour l’heure. « Il y a tellement d’articles, que c’est facile d’en rater un ! Mais je te rassure : nos archives sont bien à jour et complètes. »
Une ironie marquée du souvenir du pouvoir. Lindsay avait dirigé la sécurité jusqu’au décès d’Erich Flegst Lastôr, le père de Maxim. Une mort officiellement accidentelle, mais aussi brutale qu’étrange.
Lilyan tria machinalement les magazines par date, et s’arrêta sur la couverture de L’Expert. Maxim posait devant son bureau, en tricot et pantalon sombres, à la fois détendu et vigilant, le regard perçant. Le cadrage avait soigneusement esquivé le grand tableau de Maxim. Trop malaisant, sans doute. La revue économique titrait « Brouillard magnétique : Le nouveau défi de Lastôr ».
« Il a vendu la mèche sur CartoLas, observa Lindsay.
— Il est passionné par ce sujet. »
CartoLas, soit le département cartographique des entreprises Lastôr.
Le brouillard magnétique ne cessait de menacer la navigation, provoquant des naufrages et des disparitions de navires. Sa fréquence augmentait. On avait même perdu la route de Thungsia, la seule voie vers Artland. Désormais, le continent de la Gée était isolé du reste du monde. Un tel mystère avait tout pour plaire à Maxim.
« Tous les autres s’y sont cassé les dents.
— Ça fait partie de ses motivations, sourit Lilyan. Pas impossible que ce soit la plus importante, d’ailleurs.
— Alors, il a vraiment lâché les Spinelli ? C’est fini avec le dossier Alekto ?
— Verdict demain. »
Lindsay le savait. Les journaux récents titraient tous sur « le procès des Frères Spinelli ». Techniquement, il impliquait sept gangsters, dont les fameux Geremie et Lorenz. Un règlement de compte barbare, un véritable massacre. La chute de ces meurtriers porterait un rude coup à la « brigade Spinelli », la plus ancienne organisation criminelle de Demigo. Néanmoins, même en cas de condamnation, leur mère, Eufemia, continuerait de régner.
Est-ce qu’on a vraiment changé la donne ?
« C’est fini, médita Lilyan. Nous devons aller de l’avant !
— C’est une expression de Maxim.
— CartoLas va nous submerger de travail de toute façon.
— Comme chaque nouvelle affaire prioritaire, ironisa Lindsay.
— Les Spinelli appartiennent au passé désormais.
— Tu enterres le passé un peu vite. Il bouge encore !
— Nous avons fait le maximum. Enfin…
— On ne peut pas réclamer l’impossible. Cette bobine a été détruite depuis longtemps, crois-moi. Elle n’existe plus. »
🔍 Pour en savoir plus
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