Dépouillement du sondage d’octobre 2025 (1) : panorama

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Longtemps, j’ai constaté que les clients en jeu de rôle dans mon parcours (souscription, mécènes, forumistes, relecteurs de fond bénévoles, etc.) étaient des hommes. Après une énième discussion sur ce sujet, j’ai décidé d’essayer de trouver des réponses.

Cet article constitue un premier dépouillement des données. Pour plus d’informations, vous pouvez aussi consulter les indications méthodologies ajoutées sur le précédent article lançant le sondage.

👥 Quelques articles sur les représentations des femmes

🔷 Quoi, quand, comment ?

■ Premier temps du sondage

Une paire de sondage a été lancée le 24 septembre 2025, avec des questions identiques, et deux grandes catégories : Hommes et Femmes. Le but était en creux d’utiliser le groupe « homme » comme groupe témoin, pour pouvoir comparer les données et voir quelles étaient les différences, et si oui, de quelle nature. Ce sondage a reçu des réponses jusqu’au 16 octobre (+1 le 29 octobre). Sur environ 23 jours d’activité, il a été relayé au sein d’association, en particulier de proche en proche via le réseau Discord.

■ Deuxième temps du sondage

A la suite de discussions avec des interlocuteurs de la FFJDR (Fédération Française de Jeux de Rôles), un second sondage a été ouvert, clone du précédent, mais avec la possibilité d’opter pour « Ne se prononce pas » pour le genre, et une section 8 posant les questions suivantes:

Au moment où je prépare cet article, les réponses ont été collectées entre le 11 octobre et le 3 novembre (ah bah, c’est aujourd’hui !). La période d’activité du sondage est donc désormais sensiblement la même, mais le mode de diffusion est différent, car il a été cette fois fait un peu sur Octogônes et via les réseaux de la FFJDR.

Remarque sur les dates des réponses :

Les liens des deux sondages sont toujours valables, mais celui sur l’article blog pointe vers le deuxième lot. Dès lors, si quelqu’un partage l’ancien lien, ça alimente le « premier lot » et cela explique le chevauchement des dates.

La diffusion par la FFJDR étant active au présent, il faudra procéder à une analyse (en particulier, comparée) dans un second temps. Aussi, pour l’heure, je vais me concentrer plutôt sur le premier panel, tout en gardant le second ouvert dans mes onglets, afin de savoir s’il y a des tendances lisibles.

🔷 Des questions supplémentaires relatives à l’économie du JdR

■ Deux panels, deux populations ?

On ne peut pas comparer de manière rigoureuse les deux panels de répondants, puisque l’option « NSP » n’était pas proposée pour le premier. Par ailleurs, le premier panel représente près de 2,7 fois le deuxième. Or, plus un groupe est de petite taille, et plus il est facile de voir apparaitre des tendances qui ne sont que des artefacts aléatoires.

Donc, en l’état, « peut-être » que la FFJDR a un réseau plus féminisé que le bouche-à-oreille via Discord, mais ce n’est pas possible d’aller plus loin qu’une question ouverte. Le seul moyen de trancher serait de mener de plus amples investigations.

■ Des réseaux plutôt genrés et des biais d’accès à l’information ?

Si la tendance s’avérait valable, ça suggèrerait qu’il y a des communautés rôlistes plus féminisées que d’autres. Une ancienne camarade de jeu, qui a beaucoup de contacts parmi les influenceurs s’intéressant au jeu de rôle m’a signalé s’être informée sur les audiences :

Elle me signalait également que les vidéos fonctionnent mieux avec un lien à Donjons & Dragons, de près ou de loin.

De mon côté, avec une enquête côté public, et donc sans aucun accès à de vraies données chiffrées, j’ai constaté un public féminin de manière écrasante sur les plateformes d’écriture (Wattpad, Inkitt) et dans les communautés d’écriture Discord.

Pour comprendre plus en détail de quoi je parle sur les plateformes d’écriture

Plateformes d’écriture : bilan de 6 mois d’exploration

En février 2025, je commençais une exploration de Wattpad, puis j’ai aussi regardé du côté d’Inkitt, tout en fouillant ici et là pour mieux comprendre ces écosystèmes de création de textes. Au bout de 6 mois

■ Des implications probables sur le plan économique

La question de la fréquentation des réseaux et de la diffusion de l’information associée n’est pas anodine.

Un exemple pour l’illustrer : j’ai découvert qu’une maison d’édition plutôt modeste ne communiquait que par Instagram. Elle a bien un site, mais pour consulter ses nouvelles, il faut impérativement un compte Instagram. Il est probable que je finisse par en ouvrir un pour enquêter, mais passons. Concrètement, cette maison n’a qu’un seul canal d’information, ne double pas sur son propre site, et donc… seul le public Instagram est informé ! Tandis que le public lambda (moi !) qui va sur le site d’un individu en espérant avoir tout, centralisé et accessible, croit qu’il ne se passe rien.

Pour revenir au jeu de rôle, mon sondage ne permet pas de résoudre clairement la question de l’accès à l’information, tout au plus de donner des pistes de réflexion pour des recherches complémentaires. Il faudrait creuser bien plus, et c’est davantage un travail qu’on mène dans un mémoire de sociologie. Cependant, au-delà de la « science » (la connaissance, la vérité…), il y a probablement des implications très concrètes :

Si vous discutez avec des « insiders », bref, des gens qui travaillent dans les coulisses éditoriales, il y a régulièrement des échos d’inquiétude sur l’état du marché du jeu de rôle. Cela peut se résumer à :

Ces appréciations sont fondées sur des faits, mais elles sont largement intuitives, au sens de « pas toujours chiffrées ni décortiquées ». Mes interlocuteurs étant des professionnels sérieux, je ne doute pas qu’elles méritent d’être considérées et qu’on s’y attarde. Toutefois, sans statistiques solides, je reste prudente. De fait, je le suis avec les données même que je manie ici ! (Avec le risque de biais de sélection de l’échantillon du fait du canal de diffusion.) J’ai ces questions à l’esprit au moment de commencer à vraiment dépouiller les données.

🔍 Pour creuser davantage sur la problématique du temps de travail et de préparation associé au JdR, voici d’autres articles qui en traitent

🔷 Quelles sont les tendances ?

Je m’intéresse ici aux orientations de réponses tellement marquées qu’il est difficile de croire à un artefact ou une petite fluctuation aléatoire. Ces aspects représentent des réponses qui me paraissent aussi fiables qu’elles peuvent l’être dans les conditions de l’enquête.

■ Population rôliste

En premier lieu, on peut estimer qu’on a environ 1 femme pour 3 hommes; cette proportion est en évolution, là, sous nos yeux.

■ Depuis combien de temps jouez-vous?

● Côté Hommes

Chez les hommes on note des données assez équilibrées :

L’entrée dans le JdR pour les hommes : 10% sont là depuis plus de 40 ans!

Du côté « panel 2 », le camembert reste équilibré, mais avec moins de rôlistes de la période « 30-40 ans » et davantage de « 10-20 ans ». J’attends des données consolidées pour me faire un avis.

📍 Remarques

Les Hommes arrivent régulièrement dans le JdR depuis plus de quarante ans. Il semble bien y avoir eu un effet « années 1990 » pour ce loisir, correspondant au fameux « âge d’or ». Il y a forcément eu des tas de rôlistes qui ont arrêté, donc le fait d’avoir autant d’anciens dans la pratique suggère qu’il y a une véritable amour, qui dure dans le temps, et pour beaucoup. Il faudrait creuser davantage pour comprendre pourquoi l’investissement se maintient, en dépit de la contrainte du temps qui ne peut disparaitre, voire se pose davantage en travaillant.

● Côté Femmes

Les proportions sont très nettement différentes. Fini la répartition à peu près régulière de toutes les périodes !

📍 Remarques

Vous vous rappelez le « mythique âge d’or du JdR » ? Celui que tout le monde regrette dans le milieu de l’édition ? Eh bien, on peut raisonnablement supposer que c’était une période quasi dépourvue de femmes, ou alors qu’elles ont toute abandonné. Dans les deux cas, on peut s’interroger et questionner la réalité associée à cette nostalgie.

Je lis d’ailleurs un mini témoignage d’une femme : « [J’ai découvert le JdR] à l’école dans les années 90, mais j’étais une fille, alors pas moyen de jouer avec eux. »

Par ailleurs, si le marché du JdR parvenait à prospérer avec « seulement » des hommes, ça interpelle aussi. Désormais la féminisation est croissante, ce qui, logiquement, devrait tout de même contribuer à augmenter le nombre total de rôlistes. Alors… pourquoi ces problèmes pour vendre ? Même si le panier moyen diminue, une augmentation du nombre d’acheteurs devrait avoir une incidence.

Les répondantes sont en majorité venues au JdR récemment. Cette dynamique correspond au temps présent, et elle questionne sur l’évolution du paysage rôliste à une échelle de 5-10 ans. La « crise » qui est vécue dans les coulisses éditoriales, correspond-elle en fait à un changement des populations de joueurs ? Des usages ? (Ou à une vraie crise économique globale ?)

● Vue d’ensemble ?

Si le « rôliste homme type » a 25 ans de pratique, en revanche, la « rôliste femme type » a peut-être 8 ans de pratique ?

Du côté du questionnaire « NSP », avec 13 réponses, c’est difficile de se sentir très affirmatif : (0) 40-50 ans ; (1) 30-40 ans ; (1) 20-30 ans ; (5) 10-20 ans ; (6) 0-10 ans. La tendance serait donc (avec beaucoup de précaution) de voir dans les profils NSP des entrants plutôt récents, sur la même vague que l’arrivée de l’essentiel de la cohorte féminine.

■ L’entrée en JdR

Les partenaires de jeu éclairent sur l’environnement ludique en débutant, et se croise avec l’entrée en JdR. Il y a eu beaucoup de réponse « autre » pour préciser le démarrage :

Les hommes (amis, parents, proches) sont massivement présents dans les parcours d’entrée dans le jeu de rôle. Les initiations et invitations par des femmes déjà joueuses ne sont signalé que chez 8% des femmes (15 répondantes) et 6% des hommes (35 répondants). Les amis (plusieurs, mélangés) sont bien représentés.

Globalement, l’entrée en JdR se fait beaucoup par l’intermédiaire de rôlistes : démonstrations, invitations, présentations… Chaque rôliste est un ambassadeur qui sous-estime sûrement son importance pour l’ensemble du loisir !

Les « aventures dont vous êtes le héros » ont davantage marqué les hommes que les femmes, et je soupçonne que c’est pour une question de génération. Je m’interroge dès lors : est-ce que de nouvelles ADVEH pourraient plaire et remplir ce rôle de présentation du loisir ? Cela questionne la politique éditoriale et de diffusion.

📍 Au passage, il existe désormais quelques ADVEH en romance, publiées par des éditeurs de roman ! Pour en savoir autant que moi…

Les jeux vidéos utilisant des règles de JdR (type Baldur’s gate ») figurent des deux côtés, à peu près dans les mêmes proportions : 26% chez les femmes, 22% chez les hommes. Vu la taille des panels, on peut probablement considérer que c’est à peu près égal.

La presse papier est mentionnée, mais vaut surtout pour les périodes les plus anciennes. La balade sur Internet est nettement plus marquante en proportion: 22% chez les femmes, mais seulement 12% chez les hommes. En comparant avec le panel 2, on a des tendances similaires : Internet figure davantage chez les femmes que chez les hommes. Les répondants ont précisé et les découvertes sont essentiellement faites via les Actual Play sur YouTube. D’autres situations existent, mais sont à la marge de la marge :

📍 Remarques

Au vu de l’importance de la découverte en cercles privés et semi-privés (animateurs en lycée et colonie de vacances), je me demande si les éditeurs gagneraient à envisager une stratégie marketing « tuperware » : inviter, organiser, faire rêver, vendre.

  • Un tel vendeur de JdR serait quelqu’un qui aurait une grosse bibliothèque, choisirait habilement le jeu à présenter et aurait un peu de stock chez lui. En fait, il serait une « mini boutique physique ». Pour l’éditeur, cela impliquerait par exemple de vendre à prix réduit (techniquement au prix diffusion du réseau pro) à un professionnel « micro revendeur ».
  • Le micro-revendeur serait en quelque sorte « MJ Pro », avec une activité de présentation et animation en convention, des scénarios pour des animations en lieux historiques, et son petit stock qu’il peut écouler en direct.
  • Ou bien un accord avec des éditeurs, pour faciliter la commande à prix « spécial » avec un code ou autre, et une commission sur la vente.

(Rappelons que Tupperware n’a pas survécu, donc cette réflexion est à considérer avec précaution… mais acheter une boite de conservation sur Internet, ce n’est pas la même chose que feuilleter un livre)

Je m’interroge aussi sur la sollicitation d’influenceurs Instagram et TikTok pour le « premier contact » de « hey, ça existe et c’est cool ». Difficile de savoir ce que ça donnerait, mais les Actual Play ont eu un rôle et l’enjeu serait de « toucher les gens qui passent du temps ailleurs que sur YouTube ».

■ Les partenaires de jeu

La question porte sur « quand vous avez commencé » et « maintenant ». Donc évidemment, quand on interroge un débutant, la progression risque de ne pas être flagrante.

● La composition des tables « en débutant »

Les tendances côté hommes et femmes sont similaires (et côté NSP, c’est presque identique que côté hommes).

Les débuts chez les hommes (panel 1 ; le panel 2 dit la même chose, à 48% pour le 100% hommes)
Les débuts chez les femmes (panel 1 ; le panel 2 n’est pas très différent, mais n’a plus que 27% de 100% hommes)

Approximativement la moitié des hommes rôlistes ont débuté sur des tables 100% masculines, contre environ un tiers des femmes. Si on se rappelle les différences d’ancienneté, ce n’est a priori pas étonnant. Pour être sûr que c’est lié, il faudrait croiser l’ancienneté avec la réponse sur la composition de la table.

Le sondage ne permet pas d’évaluer la stabilité de la présence des femmes. Par exemple, très tôt, à mes débuts, j’ai eu des joueuses, mais c’était plutôt « la copine de » ou « la sœur de« , et elles étaient moins investies. En revanche, mes parties avec des rôlistes femmes actives (acheteuses, meneuses, autrices) est arrivée bien plus tard.

🔍 Remarque :

Quand une femme dit « j’ai 100% d’hommes à ma table« , elle appartient techniquement à une table « au moins 1 femme » chez les hommes… configuration qui correspond déjà à un évolution par rapport à « il y a vraiment seulement des hommes qui jouent » !

Donc du côté « femme », on peut considérer qu’il y a au moins 2 femmes à table sur la catégorie « 75% d’hommes », alors que le nombre n’est que de « min 1 » chez les hommes.

Il faut être donc prudent dans l’appréhension de ces données, car si la question est la même, la réponse n’a pas le même sens.

● La composition des tables « maintenant »

Retour au présent ! Les compositions des tables changent chez les hommes comme chez les femmes !

Côté hommes : la dominante masculine à la table domine toujours (60% de « 75% d’hommes »), mais la part des « 100% a chuté. De même les tables à 50-50 croissent. La dynamique et les proportions sont similaires en panel 2.
Côté femme : les hommes restent massivement présents, mais on peut
discerner un glissement vers des tables presque équilibrées ( de 1 sur 6 à 2 sur 6 ?). Sur des groupes de jeu de petite taille, il suffit d’une personne en plus pour changer de catégorie.

Dans tous les cas, les groupes exclusivement féminins restent marginaux ; les groupes majoritairement féminins sont très peu présents. De fait, à moins que les hommes cessent de jouer, la tendance devrait aller vers davantage de groupe mixte à peu près équilibrés. Pour la suite, il faudrait peut-être discerner :

Je me demande si ce ne serait pas plus parlant et exploitable.

■ Type de pratique de JdR

L’échelle de 1 à 10 sur le type de pratique (auteur, lecteur, meneur, joueur) n’est pas la plus aisée à lire. Quelques tendances peuvent être discernées.

● Auteur et spectateur : personne !

Peu de rôliste se voient comme « auteurs », c’est à peu près similaire des deux côtés. Même chose pour les spectateurs et simples curieux : leur proportion est anecdotique.

● Lecteur : un profil masculin

Le lecteur est majoritairement un homme. Et certains lisent beaucoup !

Plus d’un tiers des rôlistes hommes se voient comme « lecteurs », c’est à dire qu’ils prennent plaisir à lire des ouvrages de JdR même sans projet concret de campagne à mener ou jouer. Le « panel 2 » est également fortement lecteur.
Les femmes rôlistes en revanche sont minoritaires à se voir « lectrices » (et donc à acheter pour lire seulement). On note que les scores bas suggérant « jamais » représentent la majorité des réponses.

● Meneur : essentiellement un homme

Si on voit des femmes se mettre à la maitrise, le profil de meneur reste quand même massivement masculin. Par ailleurs, les personnes qui ne font « que » maitriser sont plutôt des hommes. Si on considère le point de vue éditorial de « mon client est la personne qui achète » alors on retrouve un homme.

En panel 1 comme 2, les hommes ont une tendance « meneur » marquée. La courbe est encore plus flagrante en 2 qu’en 1.
En panel 1 comme 2, on a le même schéma : beaucoup de réponse « jamais » et quelques « beaucoup » (les 7 et 8), et très peu de « tout le temps ou quasi » (les 9 et 10).

● Joueur

En panel 1 comme 2, on a le même schéma :

Les hommes se définissent de manière équilibrée comme « joueurs »
La question sur l’activité de « joueuse » complète celle sur la maitrise. On a très peu de femmes qui ne sont jamais ou rarement joueuses, alors qu’on en a beaucoup qui ne sont que joueuses ! (Le panel 2 est similaire)

■ Des changements à venir ?

Une question portait sur des souhaits d’évolution de la pratique. Elle ne porte que sur des intentions, mais peut suggérer des dynamiques. L’aspiration à devenir « davantage meneur » signale un accroissement de l’investissement dans l’activité. On la repère chez 20% et jusqu’à un tiers des femmes. On se rappelle que les femmes sont en majorité entrées récemment dans le JdR. Dès lors, on peut se dire qu’il pourrait y avoir du changement dans la population des acheteurs dans les temps à venir.

En revanche, si on peut guetter les femmes du côté de la maitrise (et donc de la prescription d’achat pour les joueurs voulant acheter des accessoires), il n’y a pas d’aspiration à la lecture. D’un autre côté, chez les hommes non plus, et on peut se demander si certains « lecteurs » ne sont pas des meneurs qui n’ont pas trouvé de joueurs (ou de temps) et qui ont finalement pris plaisir à lire pour lire. Si c’est leur cheminement, et qu’il est transposable au futur pour les femmes, alors on trouvera des « lectrices » nombreuses d’ici 5-15 ans ?

Pour ce qui concerne la seule activité de lecture, il y a aussi matière à s’interroger sur les formats des livres. Comment concevoir des objets agréables à « lire pour lire, et peut-être jouer » ?

Les hommes à hauteur de près d’un cinquième songent à augmenter leur rôle de meneur, et autant d’auteurs. Le panel 2 a les même proportion.
Les femmes, pour un tiers d’entre elles (un quart en panel 2), indiquent vouloir augmenter leur activité de meneuse, et près de 10% (moins en panel 2) pensent à créer comme autrice.

■ Les commentaires complémentaires des répondants

Comme le sondage ne peut tout couvrir, j’ai mis tout le long des espaces ouverts à des commentaires plus étoffés. Je tâche de vous présenter ici une synthèse plutôt que pointer chaque.

En conclusion ?

Mercredi prochain, ce sera le jour de l’article « bilan du mois d’octobre ». Toutefois, il est bien prévu d’enchainer très vite sur la suite du dépouillement du sondage. Je constate avec ce premier article qu’il faut compter dans les 7 heures pour passer en revue les réponses, et développer ce que j’en retire. C’est très intéressant, mais un sacré morceau, mine de rien ! Je réfléchis à comment livrer tout ça sans faire trainer. Peut-être un tous les 15 jours ? Je vise pour le moment cette fréquence.

A suivre ! ✨

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2 réponses à « Dépouillement du sondage d’octobre 2025 (1) : panorama »

  1. Avatar de NRposix
    NRposix

    Merci pour ce gros travail ! C’est instructif même si on reste malgré tout sur de petits nombres dans l’ensemble, j’ai hâte de voir la suite !

    Par contre j’ai tiqué sur un truc :

    Rappelons que Tupperware n’a pas survécu, donc cette réflexion est à considérer avec précaution…

    Tupperware n’a pas survécu aussi parce que son modèle était un système de vente pyramidal (puis MLM) qui lui a causé des ennuis judiciaires. Ce que tu proposes est légèrement différent puisque les micro-revendeurs n’ont pas vocation à vendre à d’autres micro-revendeurs.

    Après, je sais pas si être micro-revendeur c’est quelque chose de facile : les étagères sont petites et les JdR intéressants toujours plus nombreux… 😦 En particulier avec les livres grand-format qui sont plutôt classiques (je projette peut-être avec ma situation ou que je pense pas assez de façon « business » ^^ ») Mais j’imagine que que des systèmes où un MJ sert de vitrine (en faisant jouer des parties d’un nouveau jeu) pour rediriger vers la boutique de l’éditeur ensuite, ça peut être plus simple 😮 (notamment dans les grandes villes, où l’espace est cher)

    Aimé par 1 personne

    1. Avatar de Iris d'Automne

      Hello !

      Tu as raison de pointer les particularités de Tupperware ! Dans le cas présent, je gardais cet exemple comme point d’alarme en mode « OK, je me pose cette question en écrivant, mais… est-ce que ce n’est pas une fausse bonne idée ? »

      J’ai essayé de transmettre fidèlement les réflexions qui me sont venues à côté des données, parce que j’ai l’impression qu’expliciter les coulisses du raisonnement permet de mieux cerner la démarche d’analyse, ses biais et avoir (côté lecteur !) de quoi évaluer ce qui parait pertinent, intéressant (mais inabouti) ou bancal.

      De manière générale, c’est la démarche que j’essaie d’avoir dans mes articles : je ne suis pas sûre d’avoir 100% raison sur toutes mes affirmations, mais j’essaie d’expliciter comment j’arrive à un point donné pour que le lecteur-interlocuteur aie toutes les cartes en main pour choisir ce qu’il garde, utilise, comment et avec quelles réserves.

      En tous cas, ça fait plaisir de voir que ces questions et ces données intéressent d’autres gens que moi ! 💗

      📚✨

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