Bilan de septembre 2026

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🔷 Les articles de fond

Le mois de septembre a vu la fin la publication d’une grande synthèse en mythologie comparée. Le modèle de protomythe préhistorique élaboré a des applications pour relire des contes et des mythes, compléter des trous de sens, et élaborer des mythes fictifs dans des cadres qui le sont tout autant. Ce modèle ne paye peut-être pas de mine, mais il a beaucoup d’applications. J’en donnerais des exemples dans de prochains articles. Pour l’instant je rassemble mes notes.

🔷In-Existence

In-Existence rassemble quatre histoires autonomes se déroulant au cours d’une même crise. Chacune a son identité (thriller fantastique, feelgood préapocalyptique…), et résout une partie du problème global. On peut lire les quatre histoires séparément, ou dans l’ordre de son choix.

📖 Journal d’écriture

En septembre, j’ai battu tous mes records de rythme de reprise et j’ai réussi à boucler totalement les textes déjà écrits sur La toile de la malédiction, L’emprise de l’ogre et Le point de rupture.

Sur Le puits des âmes, j’hésite entre une partie qui suit d’autres personnages que ceux de la première partie, mais bien sûr étroitement liés (situation actuelle), ou passer à la trappe la dizaine de chapitres à la surface pour me concentrer sur ce qui se passe sous terre. Il y a des arguments en faveur des deux options et je n’arrive pas encore à trancher.

Je suis passée par une phase « Je n’y arriverai jamais » sur la suite du chantier.

  • Objectif : finir chaque histoire en 15-20 chapitres, donc chaque chapitre doit impérativement se rapprocher de la résolution, et il y a pas mal de choses à faire aboutir.
  • Problèmes : quatre histoires liées, une complexité croissante (le chaos enfle), untel qui sait ci ou ça… et il faut tout dénouer dans la clarté et la simplicité. Limite, que ça aie l’air facile en lisant, alors que je remplis des pages entières de carnet, relis les notes précédentes et vérifie surtout de ne rien oublier.
  • Écrire du neuf : corriger des chapitres, même avec une réécriture lourde, c’est une promenade de santé à côté de finaliser les nouveaux, avec la pression de la fin (stress, stress), la complexité croissante, et puis ça fait presque un an que je n’avançais plus du 100% nouveau. C’est le genre de moment où je passe par « est-ce que j’en suis encore capable ? ». Manque de chance, structurellement, les chapitres à écrire en priorité figurait parmi les plus compliqués : un personnage avec une psychologie difficile, qui n’a rien de naturel pour moi (un rôle de composition dirait-on pour un acteur, on applique ça à une autrice) + un moment charnière débloquant l’escalade des enjeux de la dernière ligne droite.

Je commence à respirer à nouveau après avoir buté bien dix jours sur un seul satané chapitre. J’ai réussi à en débloquer (= écrire entièrement) quatre qui me préparent le terrain pour d’autres aspects de résolution. Je continue de travailler à mes notes de chapitres sur les prochains nœuds (et j’en ai plusieurs). C’est lent, mais ça progresse : Lastôr et Vanik m’ont préparé le terrain pour Vanik et Merwêt, ainsi que pour l’Officiant Voilé (il revient dans L’emprise de l’ogre après avoir vu son chapitre supprimé du Puits des âmes). A présent, j’ai enfin réussi à venir à bout d’Eufemia et Lorenz au retour de la visite au mausolée de la famille Spinelli. Nœud suivant : Albert et Cèdre croisent Jan Escalas, un méchant pivot qui œuvre sur deux histoires en parallèle.

🐭 Exploration de Substack

Je continue de fouiner sur Substack. Ce réseau social présente pour moi quelques avantages : il y a du texte et c’est calme. Si vous ne connaissez pas :

  • à la base, c’est un gestionnaire de newsletters / infolettres (les « articles »). Je poste un journal d’écriture une semaine sur deux.
  • désormais il y a des « notes » qui permettent de poster des textes courts, chronologiquement. Le fil des notes a des points commun avec ceux de Bluesky/X, mais sans limite de taille (l’affichage reste court). La plupart des gens s’en servent pour relayer leurs articles ou des états d’âmes. Certains y postent des nouvelles, des blagues, du troll… De mon côté, je m’en sert comme « post-it en veille éditoriale ». Je peux y noter les liens que je découvre, de brefs retours sur une vidéo autour de l’écriture. Si la thématique vous intéresse, n’hésitez pas à dire « coucou »! 😊

Mes articles récents :

Vous souhaitez visiter Substack, mais vous ne savez pas par où commencer ? Voici un petit groupe de comptes aux saveurs variées.

🌱Journal de jardin

La sècheresse se poursuit. Sur ce mois de septembre, il n’aura tombé que 10,5mm contre 55,5mm l’année passée. Or ce début d’automne 2025 avait déjà été médiocre en matière de cueillette de champignons. C’était un automne assez sec, mais près de cinq fois plus humide que l’actuel. Il y a des conséquences visibles :

  • Les mycologiades de Bellêmes, un rendez-vous annuel mycologique réputé, ont été annulées.
  • J’ai dû arroser plusieurs fois en « survie » certaines plantes.
  • Les limaces ont disparu. Si vous avez suivi ce blog, vous savez que la limace se vautrait chez moi au niveau « légion ». Elles ont été exterminées par la sècheresse. Quelques bébés (ça se voit à la taille) sont nés fin août et végètent. Sans avoir une grande passion pour les limaces (elles auront bien érodé ma santé mentale), il est clair que leur population chez moi a chuté de plus de 90%. Or ces bestioles-là, je peux évaluer leur nombre. Ce n’est pas le cas de beaucoup d’autres, qui ont certainement souffert aussi.
  • Les chardonnerets élégants se sont mis en formation d’hiver tôt en septembre. Ils se rassemblent en groupe d’une quinzaine ou davantage, et cherchent à manger. D’habitude, je les voyais passer comme ça plutôt en novembre. De mon côté, j’ai donc attaqué la distribution de graines de tournesol plus tôt.

Dans les à côté positifs (pas normaux, mais agréables), mes tomates étaient à l’abri des brûlures du soleil durant l’été (mi-ombre au lieu de plein soleil, ce qui en principe est une erreur) et ont donc bien survécu. Dans le lot, j’ai une hybridation de tomate jaune que je ne saurais nommer (elle est déjà au moins à la deuxième génération de mon jardin) et qui a tenu le choc avec une endurance stupéfiante. Cette tomate jaune a produit la première, pendant les pics de chaleur, durant le pire de la sècheresse, et elle continue de donner des fruits nombreux à présent que nous sommes entre 9 et 24°C. J’ai encore récolté un gros paquet hier. Cette variété, même si elle est moins belle que la rouge, il est clair que je vais en garder des graines ! J’espère que la génération suivante sera aussi coriace !

Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ! ✨ (J’espère qu’on commencera à revoir la pluie !)

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