Bilan de juin 2026

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🔷 Les articles de fond

Je suis dans une phase de travail de synthèse, avec des articles croisant plusieurs lectures et analyses, pour aboutir à des propositions. On pourrait résumer la teneur des récentes publications en « on peut écrire du merveilleux comme de l’horreur, l’essentiel est d’avoir vraiment choisi en conscience les éléments de l’intrigue et de l’univers« .

Durant mes investigations sur l’écriture, j’ai vu beaucoup de conseils sur les créations d’univers, mais ils me paraissaient centrés sur des détails : « comment les gens écoutent la musique » par exemple. Certes, ça permet de donner une couleur à des scènes et ça oriente le mode de vie des personnages, mais il me semble que ce type de questions devrait aboutir dans un second temps.

  • Concept : qu’est-ce que je veux comme scène, comme ambiance ? Quelle est ma motivation fondamentale dans cette création ? C’est important de discerner ce noyau (même s’il n’est qu’une image ou un morceau de musique !), parce que tout le reste devra être cohérent avec.
  • Architecture : ici on entre dans le cadre couvert par le début de la série « social fiction », c’est à dire des intentions générales pour le cadre, mais qui ont tendance à rester implicite, alors qu’elles entrainent beaucoup de conséquences, et sont donc décisives pour la cohérence, la consistance et le sens de l’univers. Chaque décision doit être cohérente avec le concept et avec les décisions déjà prises sur l’architecture.
  • Habillage : c’est là qu’on arrive à la musique et à la gastronomie. Chaque détail qu’on crée doit être (1) cohérent avec le concept et les décisions en architecture ; (2) cohérent avec tous les éléments d’habillages déjà rédigés dans le fichier. On fonctionne à l’antériorité : ce qui est déjà là prime sur ce qui arrive (sauf à le supprimer du fichier). On peut toujours faire autrement, mais l’ancienneté est un système qui a le mérite d’être simple pour éviter les contradictions. Tous les éléments dans le fichier sont constamment cohérents. Si on en coupe un, les autres restent a priori cohérents (sauf si on tranche l’explication qui les lie, auquel cas, il faut mettre une autre explication cohérente qu’on préfère).

🐭 Ce que vous ne voyez pas : playtests

J’ai repris les playtests sur FIM et je travaille à la concision. Je cherche à appliquer des principes qui me sont chers :

  • Création rapide (du moment qu’on sait ce qu’on veut faire)
  • Apprentissage rapide des règles
  • Résolution simple
  • … mais quand même de la stratégie, de l’ambiance, de la coopération, des évolutions

Dans l’ensemble, mes tests tournent autour de quelques concepts resserrés de campagne :

  • Journal de pension : vous jouez des enfants de 7-14 ans dans un cadre 19e siècle fictionnel (Artland), avec des chasses au trésor, des vacances, des fantômes…
  • Rattus rattus : vous jouez des rats un peu particuliers qui habitent dans un complexe post apocalyptique avec des révélations sur vous, le monde, l’uniiiivers
  • Cosy Pumpkate : vous jouez des lycéens dans une petite ville dans un cadre première moitié 20e siècle (Regenland) avec l’occasion d’apprendre la magie, les technologies avancées qui arrivent, les secrets des établissements d’élites et les esprits sauvages qui crèchent sous la boutique que vous essayez de gérer dans le cadre de votre projet en économie pratique

🔷In-Existence

In-Existence rassemble quatre histoires autonomes se déroulant au cours d’une même crise. Chacune a son identité (thriller fantastique, feelgood préapocalyptique…), et éclaire des aspects du problème global. On peut lire les quatre histoires séparément, ou dans l’ordre de son choix.

📖 Journal d’écriture

J’écris ce bilan au 15 juillet, je constate ainsi que j’ai atteint 15 chapitres de reprise (et nouveautés), quand, en juin dernier, il m’avait fallu tout un mois pour y parvenir. J’arrive en vue du bouclage de la deuxième partie de « La toile de la malédiction ». Ces deux parties rassemblées forment le premier « livre » (guillemets, parce qu’on est sur des fichiers informatiques) achevé. de l’ensemble In-Existence.

Durant ce mois de juin, deux articles sur l’écriture :

  • Une synthèse sur la problématique de la « voix » de l’auteur : qu’est-ce que c’est, et comment se placer par rapport à un phénomène de lissage du style dans certains écrits ?
  • Un compte rendu de lecture et réflexion sur AssaSynth : comme j’ai une tendance forte à abandonner les livres avant la fin (ou à sauter tout le milieu à partir du moment où je m’ennuie), j’ai pensé que ça valait la peine d’essayer de comprendre pourquoi je parviens au bout de certains livres ! Après tout, ils tendent à devenir l’exception plutôt que la norme ! (😱)

🔍 Les articles sur l’édition et l’écriture en juin

🐭 Exploration de Substack

Je poursuis l’expérience Substack en m’appuyant sur mes reprises d’In-Existence. Je suis loin d’avoir exploré en profondeur les coulisses techniques, configurations et tableau de bord.

Je constate que le titre des articles joue sur leur taux d’ouverture : plus ils paraissent donner des conseils pratiques, plus ils sont consultés. En revanche certains articles, dont j’estime le contenu plus intéressant (j’en ai vu moins d’équivalents) sont peu consultés au regard de la qualité que je leur attribue.

  1. Écrire en musique
  2. Que faire d’une bêta lecture dissonante ?
  3. Comment je me suis mise à écrire des malédictions et des psaumes (📍 un article sous-coté en ouverture, alors qu’il décrit des méthodes que j’étais bien contente de découvrir pour pasticher des psaumes ou créer des malédictions)
  4. Pourquoi je mets ce chapitre à la corbeille
  5. Comment j’en suis venue à comparer mes débuts de chapitre
  6. Comment j’aborde mes reprises (exemple concret)
  7. Comment je suis passée d’un personnage mentionné à un personnage central (l’exemple d’Alvise)
  8. Suis-je à ranger à côté des « mafia romances » ?! 😱 (📍un article sous-coté en ouverture. Il traite de la limite des genres et des croisements, des critères qui font passer dans une catégorie de publication plutôt qu’une autre)
  9. Mes stratégies anti-procrastination (pour écrire sans deadline)
  10. Comment affronter les restructurations de trop grandes histoires (de préférence en sortant par le haut)
  11. Comment aborder la structure d’un (très) gros texte fictionnel ?
  12. Se projeter dans un bouclage long (de commande ou perso)
  13. Les pitchs (utilité au cours de la reprise de texte)
  14. Reprise d’incipit : pourquoi, comment
  15. La surcharge informationnelle dans les 15% du début

🐭 Un peu de veille sur l’écriture

Je partage en note Substack les liens tant en veille éditoriale que documentaire. Ici je vous rassemble plutôt des comptes qui me paraissent intéressants en veille éditoriale et méthodes d’écriture.

  • M.G. Duvernois. Cette autrice explique son processus créatif et ses outils, parmi lesquels Claude (l’IA donc), Plottr et Notion. Son dernier article présente l’approche qu’elle favorise désormais pour concevoir sa bible d’univers. J’ai pour ma part une approche résolument « low tech » (outils : des carnets papier façon bullet journal d’écriture + des fichiers Word bien rangés), mais j’aime bien comprendre les autres démarches, ce qui les motive, ce qu’elles permettent.
  • Avant-propos. Une infolettre qui vaut le détour pour comprendre l’histoire du monde de l’édition, la manière dont il s’est constitué.
  • Journal de la vie littéraire. Une revue de presse sur l’actualité du monde de l’édition, plutôt dans la « blanche ».
  • La gazette livresque. Cette publication suit l’actualité du côté davantage romances, romantasy, et imaginaire (plutôt orienté lectorat féminin). Elle a aussi un compte Substack, mais il est moins à jour que son pendant Instagram (ce que je déplore, mais je fais avec).
  • The Horror Scriptorium. Une chaine YouTube spécialisée dans l’analyse de la construction des histoires d’horreur, s’attardant sur chaque sous-genre. Un bon moyen de se mettre à jour sur le sujet et de comprendre les mécanismes.

🌱Journal de jardin

Trois vagues de chaleurs depuis mi-mai : sans surprise, c’est épuisant. Les activités :

  • Lever entre 5h et 6h pour aérer
  • Deux à trois heures de travaux en extérieur avant les heures chaudes, avec principalement pour objectif de protéger/pailler/pousser des brouettes (terrain pentu)/vérifier/ faucher/arroser/récoltes/coupes de ronces
  • Ensuite : les préparations de boissons fraiches (avec tranche de citron et feuilles d’artémise cola), préparations de dessert qui doivent refroidir, etc.
  • Vers 19h00 (il fait encore chaud, mais de grands arbres plein ouest me coupent le soleil, donc je ne brûle pas directement), nouvelle sortie pendant 30 minutes à 1h30 pour état des lieux, arrosage de la nuit

J’ai l’impression d’avoir amélioré mon cardio (😅), mais je sens quand même bien l’accumulation de fatigue. J’appartiens désormais à la vaste cohorte des gens qui regardent plusieurs fois par jour le site de Météo France, juste au cas où ils changeraient les prédictions par miracle et annonceraient soudain de la pluie (avec une baisse des températures). Alternativement, je regarde le calendrier en comptant « allez, plus que 45 jours et on arrivera enfin en septembre, je pourrais souffler« .

Dans les aspects positifs, je note que l’installation de buissons et d’arbres, ainsi que la tonte différenciée (nécessaires sur grands espaces) ont permis au jardin de globalement tenir le choc (le tout avec paillage, pots en terre cuite enterrés pour diffuser l’eau). Certaines plantations tiennent admirablement, y compris des rosiers.

A présent : j’espère surtout le retour de la pluie !

Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ! ✨

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