Bilan d’août 2026

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🔷 Les articles de fond

Durant le mois d’août et début septembre, j’ai achevé de gros articles dont les thèmes mûrissaient depuis longtemps déjà ! Le modèle de la mère du dragon présente des utilités multiples quand on cherche à concevoir des mythes préhistoriques. A priori, pas le truc le plus utile en écriture de l’imaginaire, mais ça permet de développer l’arrière-plan, en profondeur et la construction de sa symbolique, ainsi que des évolutions. J’ai l’impression qu’il y a du potentiel derrière, et je continue donc de fouiner et développer d’autres modèles.

J’ai aussi glissé un texte de pure réflexion ludique de fond sur des questions d’équilibrage pour les attaques surprise. Il donne un aperçu de certains points que j’essaie de résoudre, à la petite semaine.

🔷In-Existence

In-Existence rassemble quatre histoires autonomes se déroulant au cours d’une même crise. Chacune a son identité (thriller fantastique, feelgood préapocalyptique…), et éclaire des aspects du problème global. On peut lire les quatre histoires séparément, ou dans l’ordre de son choix.

📖 Journal d’écriture

Au moment d’écrire le bilan de juillet, il me restait exactement 150 chapitres à passer en revue (sur un total 336). J’avais fait des projections horrifiques en juillet qui m’indiquaient que je risquais au mieux de finir mes reprise fin août 2027 (et plus sûrement fin de l’automne). J’étais près du « je n’y arriverai jamais ». Alors j’ai tenté le tout pour le tout.

J’ai mis mis toutes mes forces dans le bouclage, revu mes méthodes, débloqué des nœuds… Au moment d’écrire ce bilan d’août (en septembre donc), il me reste 61 chapitres sur un total de 320. Il y a eu des coupes, des divisions de chapitres et quelques rares ajouts de purs inédits.

Ce travail très dense me fait passer d’un bouclage de reprise « fin 2027 » à « automne 2026 ». Parfois, ça vaut vraiment la peine d’accélérer. A noter que mon expérience précédente dans les bouclages de l’enfer en jeux de rôle m’a aussi enseigné qu’on pouvait se brûler et s’épuiser gravement. Dans le cas présent, j’ai ressenti des pics de fatigue, mais ici, j’ai la maitrise complète du projet et je suis la seule à me mettre la pression. L’ambiance de travail est aux antipodes, et ça fait une énorme différence. En clair : je peux relâcher quand j’en ai besoin, et y retourner; la productivité est comparable à mes meilleurs moments passés, mais sans retombée dans les fanges infernales. Le contexte joue beaucoup dans la gestion de l’énergie.

Cette concentration me permet de me plonger plus efficacement dans certaines problématiques. Autre avantage de ce rythme : j’ai nettement moins d’états d’âme à couper des passages. Je m’attache davantage à la structure d’ensemble qu’à « oh non, j’y avais passé des heures sur ce truc ! ».

Je constate que chaque phase de correction est plus fluide. Les entrées de chapitre accrochent mieux, les fins ouvrent plus efficacement sur la suite. Je ne suis clairement pas au bout (ne serait-ce qu’à cause de la fin de chaque arche dramatique à écrire), mais je trouve des solutions et c’est bon pour le moral!

🐭 Exploration de Substack

J’utilise désormais les notes de Substack comme lieu de rangement rapide de mes découvertes en veille éditoriale. Les articles restent centrés sur l’écriture.

  1. Écrire en musique
  2. Que faire d’une bêta lecture dissonante ?
  3. Comment je me suis mise à écrire des malédictions et des psaumes (📍 un article sous-coté en ouverture, alors qu’il décrit des méthodes que j’étais bien contente de découvrir pour pasticher des psaumes ou créer des malédictions)
  4. Pourquoi je mets ce chapitre à la corbeille
  5. Comment j’en suis venue à comparer mes débuts de chapitre
  6. Comment j’aborde mes reprises (exemple concret)
  7. Comment je suis passée d’un personnage mentionné à un personnage central (l’exemple d’Alvise)
  8. Suis-je à ranger à côté des « mafia romances » ?! 😱 (📍un article sous-coté en ouverture. Il traite de la limite des genres et des croisements, des critères qui font passer dans une catégorie de publication plutôt qu’une autre)
  9. Mes stratégies anti-procrastination (pour écrire sans deadline)
  10. Comment affronter les restructurations de trop grandes histoires (de préférence en sortant par le haut)
  11. Comment aborder la structure d’un (très) gros texte fictionnel ?
  12. Se projeter dans un bouclage long (de commande ou perso)
  13. Les pitchs (utilité au cours de la reprise de texte)
  14. Reprise d’incipit : pourquoi, comment
  15. La surcharge informationnelle dans les 15% du début
  16. La dynamique dans un roman choral (comment lier les chapitres quand on change de personnage)
  17. Voir les évolutions de son écriture (ou comment j’ai constaté les changements entre fin 2022 et début 2026)
  18. Exercice de réécriture (un article qui aurait presque pu aller sur ce blog, méditant sur « quel type d’histoire j’aurais écrit avec le même point de départ », ce qui amène à s’interroger sur les variations individuelles sur un même thème)
  19. Et si je supprimais le meilleur personnage de l’histoire ? (autour du conflit entre rythme et ambiance)
  20. L’art délicat du pitch (si vous avez du temps, il y a un sondage dedans, vos retours m’intéressent !)
  21. (à venir le 23 septembre)

J’observe que le taux d’ouverture est compris entre 20 et 50%. Les vues sont modestes (entre 15 et 30 en général). Je ne comprends pas ce qui distingue un article avec « succès » d’un autre. Fort heureusement pour moi, je fais partie des gens contents avec un unique « like » et je considère que les comptes à 500+ abonnés appartiennent à un autre monde. De fait, leur manière d’écrire est différente, plus proche de la presse magazine. Or, en ce qui me concerne, la plateforme me sert de support de réflexion sur les étapes de mon bouclage: c’est fondamentalement une démarche de niche. Je suis avant tout là pour mes investigations sur le monde de l’écriture.

A ce propos, je commence à discerner des points communs entre les publications. Je trouve des autrices (à +90%), mais je ne vois pas vraiment les « lecteurs ». C’est troublant.

🌱Journal de jardin

La pluie est revenue, mais à l’heure actuelle très insuffisante. Au moins, c’est la fin du pire de la sècheresse et l’herbe recommence à pousser. C’est un début de soulagement.

Bonus : les framboises remontantes recommencent à fournir des baies. Elles poussent en lisière de marais et vu leur allure, elles ont réussi à atteindre l’eau en plongeant leurs racines bien bas.

Surprise : une excellente récolte de coing se profile. Pourtant l’un des arbres est très vieux (et a donné des fruits peut-être deux fois en sept ans) et l’autre est très jeune. Le premier doit avoir des racines profondes ; le deuxième est là aussi proche du bas de la pente et a dû atteindre l’eau.

C’est une chance d’avoir trouvé un terrain qui est propice aux sources. La sècheresse n’était pas facile à gérer, mais quand les végétaux (vivaces) sont bien installés, ils ont une chance raisonnable de se débrouiller. Les ombrages multiples limitent aussi l’ensoleillement direct durant toute la journée en été. C’est une combinaison: spécificités du sol, plantations de différents âges, densité, paillage, suivi… S’il fallait appliquer ça à de « vraies » plantations d’ampleur, ça impliquerait d’aller vers un « démembrement », avec de petites parcelles, beaucoup de haies, des zones humides, des prés-vergers hautes tige et quelques hauts arbres, et beaucoup d’intervention humaine (observation, réaction). Autant dire un paysage aux antipodes des grandes surfaces optimisées.

Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ! ✨ (J’espère qu’on commencera à revoir la pluie !)

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